Quatre filles et un garçon

Chaque semaine, vous en saurez plus sur Max, Lucie, Marie, Magali et Nathalie. Vous allez les suivre dans une expérience incroyable, sur leurs lieux de travail, dans leur petit chez eux et... au fond de leur lit ! Bonne lecture à tous

lundi 07 novembre

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Max, Nathalie, Magali, Marie et Lucie
sont de retour pour la suite
de leurs aventures.
Publication le 1 septembre !

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Découvrez Max, Nath', Mag', Marie et Lucie grâce à quelques extraits
et retrouvez l'intégralité de Quatre filles et un garçon - le livre
Infos
  • Presse
  • Quatre filles et un garçon, c'est l'histoire de 5 jeunes à la recherche de l'homme idéal. Pas facile pour ces trentenaires surbookés, mais très drôle. C'est un peu Sex and the City mais raconté par un garçon.
    France 5 - Le journal du blog - 14 mai 2006
    L'histoire pleine d'humour d'une bande de potes au quotidien avec les problèmes de coeur, les bonheurs, les disputes...
    Europe 2 - Radio Blog - 20 février 2006
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  • Posté par xavier pichard à 15:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    mardi 08 novembre

    Nathalie 1 -1

    23h30 - Ca ne sert à rien.

    Ca ne sert à rien du tout ces allers et retours. Ca ne sert à rien de s’énerver, de se démener dans tous les sens. Heureusement que j’ai réussi à bander.

    C’est vrai, j’ai triché. J’ai pensé très, très fort à Brad Pitt. Ouais, Brad, c’est mon Viagra !

    ***

    Elle est sympa Nathalie.

    Nathalie, c’est la fille qui est en dessous de moi et qui pousse des petits cris pour me faire croire que ce que je lui fais, ben, ça le fait !

    Il faudrait peut-être que je lui dise qu’elle peut arrêter de faire tout ce bruit parce que j’ai peur que les voisins ne viennent frapper à la porte. A moins que finalement, ça lui plaise. On va voir.

    Je ralentis le rythme. Elle continue ses gémissements. J’accélère. Elle non. Je m’arrête. C’est bon signe, elle s’en rend compte.

    -         Qu’est-ce que tu fais ?

    -         Je m’ennuie.

    -         Moi aussi. En plus j’ai mal au crâne. A force de faire ha-haaaa-ha-hoooo, j’ai la tête qui tourne.

    -         Conclusion ?

    -         On arrête l’expérience.

    -         Toute l’expérience ?

    -         Non, juste la partie... physique de l’expérience.

    ***

    Tu parles d’une expérience !

    Question : suis-je l’homme idéal ?

    Réponse : Hummmm. Pas sûr d’avoir envie de la savoir.

    De toutes façons, je l’avais prévenue. Je les avais toutes prévenues.  Magali, Lucie, Marie et Nathalie - Je leur avais dit : non, je ne suis pas l’homme idéal.

    -         Mais nous, on s’en fout. Ce qu’on veut c’est le MARI parfait.

    -         Et là, y’a pas photo ; Tu cartonnes.

    -         Ouais ! Tu plais aux mères...

    -         ... et aux grands-mères, aussi.

    -         D’ailleurs, regardes, Marie, elle te trouve hyper craquant.

    Qu’on lui parle de son âge, Marie, elle n’apprécie pas du tout.

    -         C’est pas parce que j’ai quatre ans de plus que toi, espèce de morue, que je suis une vieille.

    ***

    Ce qu’il y a de bien avec les filles, c’est qu’elles savent ce qui est important dans la vie : l’âge, bien sûr, et puis le tour de taille, les poches sous les yeux, et plein d’autres trucs essentiels.  Voilà pourquoi j’adore les femmes. Sauf quand il faut leur faire l'amour. Je ne sais même pas comment on fait. Au lycée, j’ai arrêté d’aller aux cours de biologie à la fin du premier trimestre. On en était au sexe masculin. Peut-être que si la prof avait commencé le programme par la fin et l’étude de l’anatomie intime de la femme, je serais hétéro ! C’est une théorie qui se tient après tout.

    ***

    Au fait, moi, je m’appelle Max. Et j’ai 33 ans.

    ***

    Question : Comment un pédé se retrouve-t-il dans un lit à faire des galipettes AVEC UNE FILLE ?

    Tout a commencé, il y deux mois, à la suite d’une discussion animée entre les filles et moi. Le sujet de notre soirée-râlerie habituelle : les hommes. Tous. Les hétéros, les homos, les vieux, les jeunes, les gros, les beaux, les moches, les barbus, les poilus. Conclusion : les hommes et les femmes peuvent vivre ensemble, à la condition de marier les filles avec les pédés. (Par manque de temps, on n’a pas abordé le cas des lesbiennes). Le couple idéal nous est apparu comme un homo avec une hétérote. Pas de problème de cul (du moins ensemble !) et des tonnes de préoccupations communes du genre « gras du bide », « cernes sous les yeux » et « mais-qu’est-ce-que-je-vais-me-mettre-sur-le-cul-pour-ne-pas-avoir-l’air-d’un-boudin-et-peut-être-attirer-le-regard-d’un-beau-mec ? »

    -         Les homos sont bien plus présentables que les hétéros, a prétendu Lucie. Ma mère adore raconter combien la clientèle gay qui fréquente son magasin est tellement plus sympathique que les hétéros. L’année dernière, elle a été la star du club de bridge du quartier après son passage à la Gay Pride.

    -         T’as mère a défilé à la Gay Pride ? se sont étonnées les autres filles d’une seule voix.

    -         Pas debout sur un char en soutien-gorge à se dandiner sur de la techno. Elle a juste suivi la parade avec deux de ses copines. Elle est rentrée les poches pleines de capotes. Et puis, elle t’adore, m’a lancé Lucie.

    Moi, franchement, je ne me sens pas l’âme d’un alibi pour vieilles dames en manque de fantaisie.

    -         Toutes nos mères sont folles de toi !

    -         Sauf celle de Marie, ai-je protesté.

    -         Maman t’apprécie, détrompe-toi.

    -         Ca ne veut pas dire pour autant qu’elle me prendrait pour gendre. Je ne suis pas le mieux placé pour assurer la descendance de toutes vos familles.

    -         Le problème n’est pas sexuel, a affirmé Marie.

    -         Les mecs hétéros, au quotidien, sont insupportables, a soupiré Magali.

    -         Mais, les pédés aussi. Ils sont égoïstes, prétentieux, superficiels,... ai-je répliqué. Si les homos étaient aussi parfaits que vous le dites, je ne serais pas un pauvre célibataire qui passe ses soirées avec une bande de vieilles filles aigries. Je serais dans les bras de mon chéri à m’empiffrer de tablettes de chocolats et de gâteaux à la crème.

    -         Le célibat ne t’empêche pas de te goinfrer...

    -         Non, mais il me le fait regretter !

    -         Tout prouve que deux hétéros ensembles ne peuvent pas cohabiter. Les mecs entre eux se font la guerre, les filles se crêpent le chignon et si tu mets un garçon avec une nana, ça tourne en eau de boudin, expliqua Marie. Regarde, 43 % des couples mariés divorcent.

    C’est vrai, finalement. Moi et les filles, par exemple, on se marre tout le temps et on ne s’est jamais fâchés.

    ***

    Quelque part, ça se tient. Mais tout de même, la nature est-elle à ce point mal foutue ? Perverse ? Perfide ? Sournoise ?

    ***

    Et voilà comment on a fait un pari débile : Prouver au monde entier que le couple idéal, c’est un mec et une fille sexuellement incompatibles.  Il fallait deux cobayes. Pas de chance pour moi, je serai forcément l’un d’entre eux. On a tiré à la courte paille et c’est Nathalie qui a décroché le pompon.

    -         En plus, ça tombe bien, y a déjà la moitié du chemin qui est fait puisque vous bossez ensemble, a dit Lucie !   

    ***

    Posté par xavier pichard à 00:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    samedi 12 novembre

    Nathalie 1 - 3

    L’été approche à grands pas ! Et oui, bientôt décembre ! Hou, là, là, comme le temps passe vite. Faut vraiment que je fasse quelque chose pour mon ventre ! Finalement, ne suis pas très sûr des talents de diététicienne de Nath’.

    Puis-je raisonnablement espèrer perdre mes kilos super-superflus en mangeant des salades de pâtes ou de pomme de terre et des lasagnes farcies aux épinards. Pas évident !

    ***

    Deux possibilités : me lancer dans un régime draconien (l’idéal étant « amour et eau fraîche » mais pas possible en ce moment. Me manque l’ingrédient principal : l’AMOUR) ou faire les magasins et changer ma garde-robe.

    ***

    15h00 - Vais aller faire du shopping. Nettement meilleur pour le moral que les privations alimentaires.

    ***

    17h30 – Mauvaise idée finalement. Ai failli fondre en larmes au beau milieu de mon magasin préféré. Je suis passé de la taille de guêpe à la taille bourdon. Je ne rentre plus dans les fringues de ma taille habituelle. Pourtant, quand je me regarde dans les glaces des boutiques, je me trouve mince.

    ***

    Ma mère a une théorie : selon elle, les miroirs des magasins déforment. Ils vous font paraître beaucoup plus mince que vous n’êtes en réalité.

    ***

    Je dois absolument savoir si, oui ou non, je suis énorme. Vais ressortir de mon placard, un vieux pantalon qui m’allait à merveille.

    Le pied gauche rentre facilement. L’autre aussi. Jusque-là, tout va bien. Ca ne prouve pas grand chose, tout juste que je n’ai pas grossi des chevilles ! Problème : comment faire rentrer mes fesses ?

    -         Tu ne peux pas mettre le jean que tu portais pour ton entrée en sixième, me lance Nathalie depuis la salle de bain, un œil maquillé, l’autre non.

    -         Je l’ai mis l’année dernière pour le réveillon.

    Ai trouvé la solution. Allongé sur mon lit, tout rentre. Vive la pesanteur. Braguette et pantalon fermés. Ca va, ne suis si énorme que ça… couché.

    ***

    Finalement, n’est-ce pas cette position que je vais adopter cet été sur la plage ?

    Question : Puis-je passer le reste de ma vie allongé ?

    Posté par xavier pichard à 00:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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